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Winston Choi
Né le 25 septembre 1977, Winston Choi a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux depuis son plus jeune âge. A douze ans, il a acquis ses diplômes au Royal Conservatory of Music de Toronto et s'est ensuite perfectionné à l'Indiana University avec Menahem Pressler, Leon Fleischer et Elisabeth Wright. Répondant à de nombreuses invitations du ministère de la Culture chinois, il a donné plusieurs concerts en Chine. Winston Choi s'investit particulièrement dans l'organisation de festivals de musique contemporaine (Ann Arbor Michigan) et a créé un grand nombre d'ouvres, en particulier de Mischa Zupko et Carter Pann. Il étudie actuellement avec Ursula Oppens (Northwestern University, Etats-Unis). Il a également travaillé avec Leslie Bassett, Christian Wolff, Brian Ferneyhough et plus récemment Elliott Carter.
Winston Choi a été récompensé du prix du meilleur soliste au Concours de musique de chambre Krzysztof Penderecki et du prix du meilleur interprète soliste de musique nouvelle au Crane Festival (New York). Lauréat du 5e Concours international d'Orléans (2002), il y a remporté le prix Blanche Selva, le prix Samson François, ainsi qu'une bourse de la Fondation Yvonne Lefébure. Il a obtenu le deuxième prix au Concours international Honens de Calgary le 7 novembre 2003.
Au printemps 2003, il a enregistré, avec France Bleu Orléans, l'intégrale des ouvres d'Elliott Carter sous le titre de Piano Works, distribué par l'Empreinte Digitale (ED 13164). Il a également gravé un CD pour la maison de disques italienne Quadro Frame, dans le cadre d'une série consacrée au XXe siècle. Winston Choi a participé aux Rencontres internationales Robert Casadesus à Lille, où il a démontré ses grandes qualités de « finesse, relief, délicatesse. » (La Lettre du musicien, 18 janvier 2003), ainsi qu'au concert de prestige donné par le Concours d'Orléans, salle Alfred Cortot, le 31 janvier 2003. En février 2003, il a donné un concert à Gérone (Espagne), et plus récemment à Buenos Aires (Argentine). C'est au cours d'une tournée de concerts et de master-classes avec les élèves de dix conservatoires et écoles de musique de la région Centre en France, en novembre et décembre 2003, qu'il a joué pour la première fois des Préludes de Jacques Lenot, et qu'ils se sont rencontrés au Centre culturel canadien de Paris.
Winston Choi enregistre pour le label Intrada deux volumes de l’œuvre pour piano de Jacques Lenot dont le premier paraît le 22 mars 2005 et le second en juillet 2005.
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Vahan Mardirossian
Vahan Mardirossian est né en 1975 à Erevan (Arménie). Il a dix-sept ans et un parcours déjà solide lorsqu'une bourse du gouvernement français lui ouvre les portes du Conservatoire national de région de Paris. L'année suivante, il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe de piano de Jacques Rouvier ; il est également admis dans la classe de musique de chambre de Jean Mouillère, en compagnie de Nicolas Baldeyrou (clarinette) et Renaud Dejardin (violoncelle), avec lesquels il fonde le Trio Mardirossian. Trois ans plus tard, muni des premiers prix de piano et de musique de chambre, il entre en cycle de perfectionnement ; pendant deux ans, il enrichit sa formation auprès de Jacques Rouvier, tout en suivant de nombreuses master-classes, auprès de maîtres comme György Sebôk, Dimitri Bashkirov et Jean-Philippe Collard.
Ce parcours sans faute reflète à peine le talent extraordinaire de ce musicien, que ses récentes prestations ont fait comparer à Richter, Arrau ou Kempff. « Pianiste phénoménal », titrait le Monde après son récital parisien d'avril 2001 ; six mois plus tard, le quotidien accueillait en des termes non moins louangeurs son premier CD enregistré chez Intrada, consacré à Schubert (Diapason d'or) : « Une telle conscience de la forme, une telle adéquation entre contrôle du son, couleurs irisées, galbe des phrases, articulation, diction et expression sont rarissimes [.]. » Vahan, en effet, force le superlatif. Pourtant, rien dans son jeu n'est ostentatoire : le brio, la puissance, la maîtrise sont incroyables, mais c'est la poésie, le naturel, la palette de couleurs que l'on retient. Pas étonnant, donc, que sa carrière prenne un tel essor, en France comme à l'étranger. Au milieu des récitals et des concerts avec orchestre, il conserve cependant une place de choix pour ses deux terres d'élection : le répertoire de notre temps et la musique de chambre. Il travaille en relation étroite avec le compositeur Eric Tanguy, qui lui a dédié sa deuxième sonate ; il a enregistré en concert, aux Flâneries musicales de Reims 2001, un disque de ses ouvres pour piano (10 de Répertoire). Quant à la musique de chambre, elle l'a amené à jouer avec des musiciens tels qu'Ivry Gitlis, Henri Demarquette, Devy Erlih, David Grimal, Jean Mouillère, Philippe Muller, Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Xavier Phillips, François Salque, Guillaume Sutre et Miguel Da Silva.
Son second disque pour Intrada, les sonates pour violon et piano de Brahms avec Marina Chiche (2003), a glané lui aussi de nombreuses récompenses, notamment « Recommandé par Répertoire » et « Coup de cour de Piano Magazine ». Après avoir gravé un CD consacré à Bach chez Transart Live (5 Diapasons), Vahan Mardirossian se tourne à présent vers un autre de ses musiciens fétiches : Georg Friedrich Haendel. Il ne cache pas son admiration pour l'ouvre de clavier du compositeur germano-anglais, peu desservie par les pianistes. Pourtant, confesse-t-il, cette musique est d'une telle modernité qu'elle a dévoilé de nouvelles perspectives à chaque évolution de la facture instrumentale, brillant d'un éclat différent mais tout aussi vif au clavecin ou sur un piano moderne.
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Dominique MY
Pianiste chef d'orchestre, Dominique MY a toujours aimé explorer de nouveaux univers sonores. C'est ainsi qu'en 1988, venant à peine de fonder l'Ensemble FA, elle commença "l'apprentissage" de la musique pour piano de Jacques LENOT.
C'est avec la 11ème étude, écrite pour les 80 ans d'Elliott CARTER, que débuta leur collaboration. Tels les maîtres du passé, le Maestro se devait d'en écrire une 12ème qu'il dédia à sa nouvelle interprète. Ils décidèrent ensuite de revoir les dix autres et gravèrent chez Accord les 12 études pour piano en 1992.
Leur aventure pianistique n'était pas terminée!
En février 1993, ils donnèrent au "Festival Présence" de Radio France le concerto pour piano qu'il lui écrivit, avec l'Orchestre Philharmonique.
Puis Dominique MY s'intéressa aux pièces de musique de chambre : avec l'Ensemble Fa elle programma : "Der Einzige ", "La défaite de Chosroès ", "Paysage avec Figures absentes ", et le premier quatuor à cordes.
Elle reprit la version orchestrale de "Là eussent dû être des roses", (prélude pour piano créé en 1995 en hommage à Dominique Troncin), avec l'Orchestre Symphonique et Lyrique de Nancy en ouverture d'un programme comprenant également en première audition une ouvre commandée par l'Etat pour l'Orchestre : "AL OL".
Avec le piano, les pièces de musique de chambre et l'orchestre, ils surent harmoniser leur talent et consolider ainsi leur amitié musicale.
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Alexandre Tharaud
Après le succès retentissant remporté avec son disque Rameau dont il enregistra les Suites de clavecin au piano pour Harmonia Mundi, Alexandre a obtenu les plus hautes récompenses nationales et internationales pour son intégrale des ouvres pour piano de Ravel (Grand Prix de l'Académie Charles - Cros 2003, Diapason d'Or de l'Année, CHOC du Monde de la Musique, Recommandé de Classica et 10 de Répertoire, Pick of the Month-BBC Music Magazine, Stern des Monats-Fono Forum, Meilleur disque de l'Année/de Standaard). Auparavant, il avait gravé des pièces pour piano à quatre mains de Schubert, dont la Fantaisie, avec Zhu Xiao-Mei et un magnifique et étonnant disque Mauricio Kagel, ce dernier pour Aeon. Son prochain enregistrement est consacré aux Concertos Italiens de Bach, programme qu'il donnera au Théâtre de la Ville de Paris puis en tournée.
Alexandre a été invité à se produire en récital aux célèbres BBC PROMS, aux festivals de La Roque d'Anthéron, Saintes, Radio-France à Montpellier, 'Piano aux Jacobins', 'Abbaye de l'Epau', Schleswig-Holstein, 'Abbaye de l'Epau', 'Saintes' ainsi qu'au Théâtre du Châtelet, Cité de la Musique et le Musée d'Orsay à Paris, au Museo de la Reina Sofia à Madrid, Grand Théâtre de Bordeaux, au Concertgebouw d'Amsterdam, Teatro Colón de Buenos Aires et dans la série 'MeisterZyklus' au Casino de Bern. Il effectuera une tournée aux Etats-Unis en mars 2005 (Miller Theatre, New York ; Washington Performing Arts Series et 'An die Musik' à Baltimore).
Alexandre est le soliste des grands orchestres français (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre de Lille, Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine) et étrangers (Taïwan National Symphony Orchestra, Japan Philharmonic Orchestra, Tokyo Metropolitan Orchestra, Sinfonia Varsovia and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks) sous la direction de Yutaka Sado, Jean Fournet, Stéphane Denève, Jean-Jacques Kantorow, Marc Minkowski et Georges Prêtre.
Il consacre une grande partie de son activité à la musique de chambre dont il interprète les oeuvres du répertoire dans les plus grandes salles parisiennes et au Musikverein de Vienne, Philharmonie de Cologne, Symphony Hall de Birmingham, Philharmonie de Bruxelles, Louisiana Museum au Danemark, aux festivals de Brighton, Warwick et Norfolk festivals ainsi qu'au Wigmore Hall et à la South Bank de Londres.
Dédicataire de nombreuses ouvres contemporaines, il crée le cycle Outre-Mémoire du compositeur français Thierry Pécou. Son récital, 'Hommage à Rameau', faisant alterner les mouvements de la Suite en La du compositeur baroque avec les hommages de compositeurs vivants (Mantovani, Connesson, Pécou, Campo, Maratka, Escaich), a fait le tour de l'Europe depuis sa création au festival 'Octobre en Normandie' en octobre 2001.
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Vincent Warnier
Vincent Warnier crée la nouvelle oeuvre pour orgue de Jacques Lenot : « Mon royaume n'est pas de ce monde » (commentaire de l'Evangile selon Saint-Jean 18-36) pour le Deuxième Festival d'Orgue de Saint-Etienne-du-Mont, à Paris, le mardi 8 mars 2005 à 20h30.
Vincent Warnier mène une double carrière d'organiste liturgique, à la prestigieuse tribune de Saint-Étienne-du-Mont (Paris), et de concertiste à la renommée internationale.
Ses études musicales au Conservatoire national de région de Strasbourg puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris se concluent par une moisson de premiers prix. Il a pour maîtres notamment André Stricker, Daniel Roth, Michel Chapuis et Marie-Claire Alain. Il se distingue en 1992 en remportant le premier grand prix d'interprétation du Concours international de Chartres. Une carrière remarquable s'ouvre alors à lui, en France comme à l'étranger, jusqu'en Amérique latine. Professeur agrégé de musicologie, il s'appuie sur des travaux de recherche rigoureux pour mûrir ses interprétations.
En décembre 1996, Vincent Warnier est nommé organiste co-titulaire du grand orgue de Saint-Étienne-du-Mont, où ses prédécesseurs furent Maurice et Madeleine Duruflé. L'année suivante, on lui confie le grand Théodore Jacquot de la cathédrale Notre-Dame de Verdun.
Il aime également associer l'orgue à des formations de musique de chambre et se produire avec orchestre dans le répertoire concertant, de J.S. Bach et Haendel à Jongen, Copland et Dupré. Témoin de son temps, il défend de nombreuses ouvres nouvelles (Marcel Landowski, Jacques Charpentier, Éric Tanguy, Jacques Chailley, .).
Éclectique, sa discographie est régulièrement saluée par la critique. Ses enregistrements consacrés à J.S. Bach, Franck et Langlais ont obtenu les plus hautes récompenses des revues spécialisées. Son dernier disque, paru chez Intrada en 2002, consacré à des ouvres du XXe siècle et enregistré à Saint-Étienne-du-Mont, a obtenu un « Diapason d'or » et a été « Recommandé par Répertoire ».
Improvisateur distingué, Vincent Warnier compose également pour diverses formations. Perpétuant la tradition française des organistes compositeurs, il répond aux commandes de grandes manifestations musicales tel le Festival international de Masevaux, où la création en 1998 de son Laudate Dominum pour chour, ensemble instrumental et deux orgues fut particulièrement remarquée.
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Laurent Carle
Laurent Carle, né en 1970, reçoit d'abord une solide formation de pianiste (Ecole Normale de Musique de Paris), d'écriture et d'analyse musicale (CNSMD de Paris), avant de se tourner vers l'orgue qu'il débute avec Aude Heurtematte.
En 1989, il entre dans la classe d'orgue de Jean Boyer au CNR de Lille et obtient une Médaille d'or (1990) ainsi qu'un Prix de Perfectionnement (1992). Il travaille ensuite auprès de Bernard Lagacé à Montréal (Québec).
Finaliste de concours internationaux, il obtient en 1996 un prix au 10ème Concours International Bach de Leipzig (Allemagne).
Il se produit régulièrement en organiste tant en France qu'en Allemagne :
- Füssener Orgelsommer (Bavière)
- Festival du Comminges (31), Festival Toulouse-les-Orgues, Musée des Augustins (Toulouse), Eglises St-Eustache et St-Etienne-du-Mont, Temple des Billettes (Paris), Estivales d'orgue de la Cité (Carcassonne), Heures d'orgue à St-Bonnaventure et à Fourvière (Lyon), à la cathédrale d'Annecy, à l'orgue historique d'Arles-sur-Tech (66), à la cathédrale de Perpignan , Claviers d'été à la cathédrale d'Auch (32).
Organiste entre 1995 et 1997 de la Collégiale Saint-Martin de Montmorency (Val d'Oise), il enseigne l'orgue, l'écriture et la culture musicale au Conservatoire Henri Duparc du Grand Tarbes depuis septembre 1997.
Egalement compositeur, il est l'auteur d'ouvres pour orgue, violon et orgue, piano, violon, musique de chambre et orchestre.
Sa musique a été jouée lors des Semaines Musicales Internationales d'Orléans, au Festival Radenska (radio-télévision slovène), au Festival Aujourd'hui Musiques de Perpignan, au Festival du Comminges, au Conservatoire Henri Duparc du Grand Tarbes, au Festival Claviers d'été à la cathédrale d'Auch, à l'Orgelsommer de Kaufbeuren (Bavière).
Il vient de rédiger un article sur le compositeur français Emile Goué, paru dans le supplément Piano n° 18 de la Lettre du Musicien.
Sa collaboration avec Jacques Lenot remonte à 1992, année de sa prise de fonction de professeur d'orgue à Plaisance-du-Gers. Il travaille immédiatement le Premier livre d'orgue (pièces 1b à 6) qu'il interprétera en public en juillet 1994 et en mai 1998 à Plaisance.
Il en effectuera ensuite une analyse complète (sous la direction de l'auteur).
En décembre 1995, il participe à la création mondiale du Deuxième livre d'orgue à l'église Saint-Eustache à Paris lors d'un concert retransmis en différé sur France-Musiques.
Il effectuera une présentation de l'ouvre d'orgue de Lenot lors des Journées de l'Orgue Contemporain samedi 29 janvier 2005 à la Cité de la Musique à Paris.
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Jean-Christophe Revel
Né en Bourgogne en 1970, Jean-Christophe Revel découvre l'orgue à l¹issue de sa mue, noyant sans doute dans les sonorités inouïes du bel instrument d'hier sa nostalgie de l¹innocence et de l¹enfance envolée.
Il étudie auprès d¹Odile Bailleux et, sous la direction de G.Durosoir, consacre sa maîtrise à la tablature de B. Schmidt Le Jeune (1607). Ses études sont couronnées par un premier prix d¹orgue et de perfectionnement avec une spécialisation en musique ancienne. Ses études sont couronnées par un premier prix d'orgue et de perfectionnement avec une spécialisation en musique ancienne.
Cependant, dit-il, c'est sa rencontre avec Jean Boyer et Jean-Charles Ablitzer qui est déterminante, ses deux maîtres étant intervenus à des moments très précis de sa vie pour l¹aider à faire les bons choix en tant qu'homme et musicien. Concertiste apprécié depuis de ses pairs - il joue auprès de James Bowman, Josep Cabré, Marcel Pérès, Eugène Green... ainsi qu'avec différents ensembles - ses disques sont régulièrement remarquées par la critique.
L'orgue, dit encore Jean-Christophe Revel, est plus que le témoin de l¹histoire : il porte l'histoire. Riche de tout ce que nous avons été, il révèle à travers ses mondes sonores tout ce que nous sommes devenus. Est-ce la raison pour laquelle le musicien s¹intéresse avec la même énergie, le même jeu joyeux, autant aux compositeurs d'hier qu¹à ceux d'aujourd'hui, parlant avec une même fougue et une même générosité de C. Merulo et de Mantovani ?
Curieux de tous les genres musicaux, il va travailler le répertoire contemporain et particulièrement la musique de Jacques Lenot, avec lequel il travaille pendant deux ans presque quotidiennement. De ce compositeur il va créer ou reprendre un grand nombre de pièces pour orgue dont la seconde partie du troisième livre, les deux pièces de fantaisie, le livre des dédicaces, la seconde pièce de Rome, le cahier d'orgue.
Jean-Christophe Revel ne cesse depuis de remettre ces ouvres sur le métier, les faisant découvrir régulièrement lors de ces concerts et en continuant inlassablement de travailler de nouvelles pièces de ce compositeur si fécond.
On l'a vu par ailleurs travailler avec E.Tanguy, B. Pauset, M. Reverdy, R Campo et bien d'autres, invité dans de nombreux festivals, en France comme à l'étranger, enregistrer pour France Musiques et la télévision, enseigner au Conservatoire National de région de Perpignan et diriger le festival Claviers en Pays d'Auch, où il est titulaire du magnifique instrument Jean de Joyeuse de la cathédrale Sainte-Marie.
D'après France David, écrivain.
Discographie
L'oeuvre d'orgue de R Campo
Label Mandala.
5 Diapasons, 9 R épertoire
Passions
Label Aeon.
4 étoiles Monde de la Musique.
La messe du jour de Noël
Label Etoile Production.
A paraître en 2005.
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Marc Chiron
Né à Cholet en 1974, Marc Chiron débute ses études musicales dans sa ville natale avant d'entrer au Conservatoire de Nantes où il étudie l'orgue, le piano, l'écriture, l'analyse et l'histoire de la musique.
Après avoir obtenu une médaille d'or dans la classe d'orgue de Pascale Mélis, il se perfectionne auprès d'Olivier Latry au Conservatoire de St-Maur-des-Fossés, où il obtient en 1993 une médaille d'or. Il est ensuite admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient en 1997 le Diplôme de Formation Supérieure avec les premiers prix d'Orgue (classe de Michel Chapuis, Olivier Latry, Michel Bouvard et Loïc Mallié), de Basse Continue (classe de Béatrice Berstel) et de Polyphonie de la Renaissance (classe d'Olivier Trachier).
Il est titulaire du Diplôme d'Etat d'orgue depuis Mai 2000.
Marc Chiron a également obtenu le 1er prix d'accompagnement du C.N.R. de Toulouse (classe de Véronique Grange et d'Eloïse Urbain).
Il obtient le premier prix de l'U.F.A.M. en 1992, ainsi que le prix inter-conservatoires de la ville d'Angers en 1995. Il est également finaliste au concours international d'orgue de Chartres 2000. Il réalise 7 enregistrements avec divers ensembles et solistes.
Il se produit régulièrement en récital (Paris : Cathédrale Notre-Dame, St Eustache, Lyon, Saint-Malo, Nantes, Angers, Auch, Poitiers, Bordeaux, Toulouse) et est invité par différents festivals en France (Chartres, Brive, Guérande) et à l'étranger (Espagne, Allemagne, Hongrie). Il a donné en création plusieurs ouvres contemporaines (ouvres de Jacques Lenot, église St Eustache à Paris ; ouvres d'Eric Tanguy, Théâtre des Champs Elysées à Paris).
Marc Chiron se produit également avec orchestre ou avec des ensembles vocaux (Orchestre National du Capitole de Toulouse sous la direction de Michel Plasson, Orchestre de la Cité sous la direction de Michel Piquemal, Orchestre de chambre de Toulouse, ensemble vocal de Montpellier, ensemble vocal de Toulouse.).
Marc Chiron est actuellement titulaire du Grand Orgue de la Cathédrale de Montauban. Il est également professeur d'orgue à l'Ecole Nationale de Musique de Montauban et pianiste accompagnateur à l'école de musique de Villeneuve/Lot
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Cédric Jullion
Cédric Jullion est né en 1975. Originaire de la région parisienne, il commence ses études musicales auprès de Françoise Gyps et de Ida Ribéra. Il s'engage ensuite dans un cursus supérieur auprès de Maxence Larrieu et de Philippe Bernold au CNSM de Lyon où il obtient de Diplôme National d'Etudes Supérieures Musicales avec mention TB. Il suit des stages de perfectionnement avec Robert Aitken et Patrick Gallois.
Il fonde à Lyon l'ensemble Transparences pour travailler et jouer le répertoire contemporain. Cet ensemble, dirigé par Sylvain Blassel, a enregistré deux disques. Le premier réunit des pièces pour flûte du XXème siècle (Amy, Landuzzi, Pascal, Donatoni, Lenot). Le second, consacré à un cycle d'œuvres de Jacques Lenot, sera récompensé par la presse musicale (Diapason et "R" de répertoire). L'ensemble Transparences a également participé à l'enregistrement des Alla Breve diffusés sur France-Musiques et à différents spectacles réunissant la musique, la danse et le théâtre.
Cédric Jullion participe comme remplaçant aux concerts de l'orchestre Pasdeloup, des Concerts Lamoureux, de l'Ensemble Orchestral JW Audoli, et de l'orchestre symphonique de Tours. Il se joint également à divers ensembles de musique contemporaine comme l'Ensemble Court-Circuit et plus récemment, l'Ensemble InterContemporain. Il est membre de l'ensemble « l'Instant donné », de l'ensemble CAIRN et de l'orchestre du Sinfonietta de Paris (dir. : Dominique Fanal) avec lequel il a joué le Cinquième concerto Brandebourgeois de J.S. Bach, le concerto "La Tempesta di Mare" de A. Vivaldi et le concerto pour flûte et harpe de W.A. Mozart (avec Sylvain Blassel).
Invité par différentes structures, il participe à des concerts pour flûte seule et dispositif électroacoustique. Il travaille également en formation de musique de chambre. Il a participé à la création d'œuvres de Vincent Carinola, Pierre Jodlowski, Laurent Soulié, Jacques Lenot, Francesco Filidei, Philippe Leroux, Jerôme Combier, Laurent Torres, Frédéric Pattar…
Titulaire de CA de professeur de flûte, il enseigne à l'ENM de Yerres et à l'ENM de l'Haÿ-les-Roses.
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Patrice Bocquillon
Professeur à l'Ecole Nationale de Musique de Ville D'Avray, il a enseigné dans diverses écoles de musiques et à l'Ecole Normale de Musique de Paris. Il a animé de nombreux stages pédagogiques pour la préparation des Diplômes d'Etat et Certificats d'Aptitudes. Ses œuvres pédagogiques sont publiées aux éditions Salabert.
Membre fondateur de l'ensemble de musique d'aujourd'hui L'Itinéraire, il collabore à de nombreuses structures parisiennes de musique contemporaine (Musique Plus, Musique vivante, 2E2M, Ars Nova, Ensemble Intercontemporain, IRCAM…). Il est actuellement directeur artistique de l'Ensemble Fa qu'il a fondé avec Dominique My.
Il se produit dans des festivals internationaux (Londres, Edimbourg, Bruxelles, Gand, Berlin, Cologne, Hambourg, Genève, Lausanne, Rome, Milan, Turin, Venise, Vienne, Athènes, Thessalonique, Bratislava, Amsterdam, Oslo, Copenhague, Madrid, Barcelone, Lisbonne, Mexico, New York…).
Il a enregistré plus de 30 disques pour les labels Una Corda, Erato, EMI, MFA Radio France, Jade, distribués par Universal.
Parmi les nombreuses récompenses pour ses enregistrements, 3 grands prix de l'académie Charles Cros.
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Nicolas Baldeyrou
Pour être classique, le parcours musical de Nicolas Baldeyrou n'en est pas moins hors du commun. Ecole de musique, Conservatoire, concours internationaux, premiers récitals… La voie est bien connue, mais difficile à emprunter jusqu'à son terme. Le jeune clarinettiste fait partie de ces rares élus. Après avoir franchi toutes les étapes, le voici à l'orée d'une carrière remarquable, partagée entre un poste prestigieux à l'Orchestre national de France, de multiples concerts en soliste en France et à l'étranger et des premiers pas discographiques tout à fait prometteurs.
Cette aventure musicale commence en région parisienne, où Nicolas Baldeyrou étudie la clarinette auprès de Pierre Billaud (Conservatoire municipal du Kremlin-Bicêtre), puis de Véronique Fèvre (Conservatoire national de région de Saint-Maur-des-Fossés). Entré à quatorze ans au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, dans la classe de Michel Arrignon, il y obtient en 1998 un premier prix à l'unanimité avec le prix spécial du jury, avant d'être admis dans la même classe en cycle de perfectionnement.
Les récompenses internationales s'enchaînent, lors de concours internationaux comme Bucarest et Carl-Nielsen (Odense, Danemark). Surtout, il remporte successivement trois concours de premier plan, l'ARD à Munich en 1998, le Dos Hermanas (Espagne) en 1999 et la ICA Young Artist Competition (Etats-Unis) en 2001.
De 1994 à 1999, Nicolas Baldeyrou est clarinette solo de l'Orchestre des jeunes de l'Union européenne (direction : Bernard Haitink) ; au sein de cette formation, il prend part à des tournées dans le monde entier sous la baguette des plus grands chefs (Carlo Maria Giulini, Colin Davis, Vladimir Ashkenazy, Mstislav Rostropovitch,…). En 1999, il reçoit le Mick Baynes Award au titre du « Meilleur instrumentiste à vent de l'année ». En 2000, il rejoint pour deux ans le Mahler Chamber Orchestra, dirigé par Daniel Harding, en qualité de première clarinette solo. Après un passage à l'Orchestre de la Garde républicaine, il prend en mai 2004 ses fonctions de clarinette solo à l'Orchestre national de France.
Invité à jouer en soliste avec des orchestres comme la Radio bavaroise, le Philharmonique de Tokyo, la Philharmonie de Prague, l'Orchestre de Cannes-Provence-Côte d'Azur ou l'Orchestre d'Auvergne, Nicolas Baldeyrou a été élu Rising Star 2004. Dans les mois prochains, il se produira notamment à la Cité de la musique à Paris, au Carnegie Hall de New York, au Concertgebouw d'Amsterdam, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, à la Philharmonie de Cologne et au Konzerthaus de Vienne.
Nicolas Baldeyrou s'implique activement dans la musique de son temps, en soliste aussi bien qu'au sein d'ensembles variés (2e2m, Court-Circuit, Alternance, Ars Nova, Itinéraire,…). En 2003, Eric Tanguy lui a dédié une composition pour clarinette seule, Capriccio, et Jacques Lenot a écrit pour lui Tormentoso. Il vient d'enregistrer ces deux pièces ainsi que d'autres chefs-d'œuvre du XXème siècle pour clarinette seule pour le label Intrada paru en novembre 2004.
Cet enregistrement s'inscrit au sein d'une discographie qui, à l'image de sa carrière de concertiste, a pris en quelques mois un essor rapide. Il a déjà à son actif un enregistrement élu « disque classique de l'année » en République tchèque, où il interprète les Konzertstücke de Mendelssohn en compagnie de la clarinettiste Ludmila Peterkova et de la Philharmonie de Prague (Supraphon).
Nicolas Baldeyrou est lauréat des fondations Meyer, Yamaha, Bunkamura et Natexis Banques populaires.
copyright Intrada 2004 - Claire Delamarche
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Daniel DAHL
Ensemble Musiques Présentes
Ensemble Musiques Présentes
Autour d'un groupe permanent constitué d'un violon, un violoncelle, une flûte, une clarinette et un piano, l'ensemble réunit depuis 1997 d'autres instrumentistes de la région aixoise selon les programmes proposés.
Son ambition est de présenter des ouvres de compositeurs vivants en faisant entendre les correspondances, les filiations, les échos d'autres musiques, du début du 20ème siècle à nos jours.
Avec des solistes tels que Laure Florentin, Brigitte Peyré, Jean-Christophe Maurice, chanteurs, Jean-Louis Beaumadier, flûtiste, Jacques Raynaut, pianiste, l'ensemble s'est produit à Marseille, Aix-en-Provence, Pertuis, Martigues, Bagnols s/Cèze..
Son répertoire comprend :
- des « ouvres références » de Mahler, Debussy, Ravel, Stravinsky, Varèse, Schoenberg.
- des ouvres de compositeurs importants du milieu du siècle : Berio, Dallapiccola, De Pablo, Donatoni
- des ouvres récentes de Dusapin, Pesson, Bouf, Dahl, Saariaho, Lenot (« Paysage avec figures absentes » et en projet, la création de « 54 fragments sur la déploration du Christ »)
Violon : Cordélia Palm
Flûte : Sylvie Sacoun
Alto : Sylvie Drujon
Hautbois/cor anglais : Mireille Lombard
Violoncelle : Cécile Gauthiez
Clarinettes : Eric Charray
Contrebasse : Renaud Duret
Trombones : Léandre Grau
Piano : Jacques Raynaut
Daniel DAHL
Né en 1948, il effectue ses études musicales au Conservatoire de Strasbourg (piano) puis à l'université Paris VIII Vincennes, notamment la direction avec Jacques Grimbert et Boris de Vinogradov, la composition avec Jean-Etienne Marie, Davorin Jagodic, Giuseppe Englert.
A l'occasion de stages, il travaille notamment avec André Boucourechliev puis John Cage.
Directeur de l'Ecole de Musique du Sud-Luberon (Pertuis) depuis 1993 et chargé des cours d'écriture au CFMI d'Aix-en-Provence, il dirige l'Ensemble « Musiques Présentes » et l'Ensemble Orchestral du Sud-Luberon.
Compositeur, ses ouvres ont été jouées à Paris, Amiens, Marseille etc.
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Ensemble Fa
Créé en 1987 par les Instituts français de Bonn et de Brême, l'Ensemble Fa sous la direction musicale de Dominique My se propose de susciter et de créer de nouvelles ouvres, d'exploiter et de promouvoir le répertoire instrumental et lyrique contemporain.
En dix ans l'ensemble a joué environ 70 compositeurs. Actuellement, l'Ensemble FA diffuse une quarantaine d'ouvres par an. Son but n'a jamais été de faire la course à la création mais beaucoup plus de rediffuser certaines partitions, d'accompagner les compositeurs dans leur travail et d'établir une vraie complicité entre compositeurs et interprètes afin de créer un nouveau répertoire.
Il est invité dans des Festivals tels que Musica Strasbourg, Biennale de Venise, Villa Medicis, Présences Radio-France, Théâtre du Châtelet, Ars Musica Bruxelles, Archipel Genève, Ultima Oslo, Festival d'Automne à Paris, Musée Guggenheim New York.
Son premier enregistrement Murail chez Una Corda a obtenu le Grand Prix de l'Académie Charles Cros.
L'Ensemble Fa est subventionné par le Ministère de la Culture (D.R.A.C. Ile de France) et soutenu par l'A.F.A.A.
Contact :
Patrice Bocquillon
66, rue Doudeauville 75018 Paris
Tél : 06 80 61 52 52
Ensfa@club-internet.fr
Discographie
Direction : Dominique My
CD TRISTAN MURAIL
Una Corda/Universal.
Grand Prix de l'Académie Charles Cros.
CD PHILIPPE FENELON
Thésis/MFA.
Meilleur disque de
l'année (Anne Rey Le Monde) épuisé.
CD JEAN-MARC SINGIER
Una Corda/MFA/Universal - 10 Répertoire.
Diapason d'or.
CD Hommage à DOMINIQUE TRONCIN
MFA/ Radio-France - 10 Répertoire.
CD GERARD PESSON
Una Corda/MFA/Universal - 8 Répertoire.
CD HUGUES DUFOURT
Una Corda/Universal.
4**** Le Monde de la Musique.
CD FRANCO DONATONI
Una Corda/Universal - 10 Répertoire.
CD RÉPERTOIRES POLYCHROMES 1
MFA/Radio-France.
CD VALSES VALDTEUFEL/MEFANO
Jade/Universal.
5 Diapason - Recommandé Classica
et Répertoire, Choc Le Monde de la Musique.
CD VALSES STRAUSS /SCHOENBERG
Jade/Universal.
5 Diapason, recommandé Classica.
En préparation :
CD JEAN-MARC SINGIER
ÆON/Universal.
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Daniel Kawka, pli après pli
Il fut un temps pas si lointain où la création musicale exigeait le sacerdoce, où la spécialisation était nécessaire, où l'engagement réclamait la posture léonine – griffes et crinière – pour combattre l'académisme jamais mort. Or, dès la fin des années soixante-dix, de même que la musique s'assouplissait pourrait-on dire, parce que les idéologies et les systèmes perdaient peu à peu de leur prégnance, les interprètes dévoués à la création commencèrent à s'aventurer publiquement dans des domaines qu'on leur avait plus ou moins interdits jusqu'alors. En vérité, aucun d'entre eux n'avait renié le grand répertoire (base de tout l'enseignement qu'ils avaient reçu) mais les cloisonnements décidés par l'industrie de la diffusion musicale et l'engagement dont a parlé plus haut les avaient empêchés de manifester ouvertement et dans la continuité toute l'affection qu'ils ressentaient pour les chefs-d'œuvre de la grande tradition.
Concernant cette question et pour ne parler que de la direction musicale, c'est sans doute Pierre Boulez qui a le mieux infléchi le cours de l'histoire, déplacé les barrières et ébranlé les préjugés. A sa suite, nombreux sont aujourd'hui les jeunes chefs qui, après avoir défendu brillamment la création, viennent naturellement diriger le répertoire, tout en continuant à œuvrer pour la musique d'aujourd'hui. Daniel Kawka est l'un d'entre eux.
Illuminations.
Un philosophe disait : « La vraie, la seule histoire d'une personne humaine, c'est l'émergence graduelle de son vœu secret à travers sa vie publique. » La citation devrait figurer en exergue de toute entreprise biographique, aussi modeste soit-elle. Ce « vœu secret » (qui fait notre singularité au-delà de notre apparence et de notre statut social), Daniel Kawka en a sans doute tissé les liens un soir de 1979 quand il découvre Parsifal à Orange sous la direction de Wolfgang Sawallisch. Les mots dont il use pour relater ce souvenir si vivace encore à son esprit relèvent du domaine de l'enchantement, et de la révélation. (Ceci n'est guère étonnant si l'on considère la musique de l'opéra, partagée entre luxuriance et hiératisme, son livret et le parcours initiatique qu'il propose.) Dès lors le jeune homme, déjà musicien, s'enflamme pour Wagner – passion jamais démentie, approfondie avec le temps. Il pressent aussi que la voix et l'opéra (qui conjuguent le lyrisme et la parole dans l'espace) sont comme l'aboutissement de toute musique. Alors, si celle-ci est une liturgie sensuelle, il vaut mieux en être le grand-prêtre, le grand ordonnateur : il sera chef d'orchestre.
Mais le « vœu secret » n'est pas entièrement scellé. L'année suivante, c'est une autre révélation : Le Marteau sans maître de Pierre Boulez, une partition dont la complexité l'étonne tout autant que la « férocité » qu'on y entend, même quand elle est modelée par « l'artisanat furieux ».
Par volonté, beaucoup ; par hasard, un peu.
La formation musicale de Daniel Kawka est complète. Il fut à tous les postes que le métier de musicien réclame : classes d'écriture et d'analyse au Conservatoire National de Lyon, composition (auprès de György Ligeti, Elliott Carter, Klaus Huber), apprentissage de la direction d'orchestre avec Charles Brück à l'Ecole Normale de Musique, poursuivi dans des séminaires notamment avec Peter Eötvös, de celle de chœur, sous l'œil bienveillant de John Poole qui en fait son assistant. Son agrégation de musicologie, il veut pudiquement la taire – sans doute, il préfère l'action à l'érudition le « faire » au savoir. Il se souvient qu'il fut guitariste. Mais la relation qu'il pouvait ainsi entretenir avec le son lui sembla limitée : la nécessité peu à peu s'imposa d'élargir l'espace.
D'un espace déployé…
1993 : Daniel Kawka fonde l'Ensemble Orchestral Contemporain dont l'appellation elle-même trahit une belle volonté d'élargissement. De front de Pierre Jodlowski, By my window d'Alessandro Solbiati, la Première symphonie de Brice Pauset, le Concerto pour piano de Hugues Dufourt sont parmi les créations majeures dont la formation peut désormais s'enorgueillir – sommets qui ne peuvent cacher le travail de fond réalisé par l'ensemble sur le répertoire des cinquante dernières années.
L'éventail s'ouvre un peu plus : 2002 voit la naissance du Festival Philharmonic, un orchestre symphonique qui, suivant le désir de Daniel Kawka, peut aborder les grandes pages d'aujourd'hui et d'hier, la symphonie « Résurrection » de Mahler comme Pli selon pli de Boulez, Roméo et Juliette de Berlioz aussi bien que City Life de Steve Reich, le Triple concerto de Beethoven et Le Sacre du Printemps... En dehors de ces deux formations, dont la seconde est l'émanation de la première, Daniel Kawka dirige tout autant les orchestres et les chœurs principalement dédiés à la musique classique que les ensembles (comme l'Intercontemporain ou le London Sinfonietta) acquis tout entiers à la modernité. Mais ceci pourrait ne pas le distinguer de la plupart des chefs de sa génération. C'est ailleurs qu'il faut chercher, là où le « vœu secret » réaffirme sa promesse : vers l'opéra. De fait, rares sont ceux qui peuvent, comme lui, diriger Le Vaisseau fantôme et Le Vase de parfum de Suzanne Giraud (en création), Don Giovanni et Saint François d'Assise de Messiaen (pour la première en Pologne).
Philosophie de la (nouvelle) musique.
Le travail qu'il a effectué sur le répertoire contemporain lui a permis d'acquérir les outils nécessaires pour diriger la musique du passé. Il est de ceux qui pensent que la fréquentation assidue des partitions d'aujourd'hui nous donne l'opportunité de réécouter les chefs-d'œuvre du passé avec une oreille chaque fois neuve, qui perçoit les audaces qu'ils contenaient et que le temps a momifiées jusqu'à les rendre banales.
Depuis qu'il a entendu Parsifal et Le Marteau pour la première fois, Daniel Kawka s'attache à découvrir la vérité qui est enclose dans la musique et il cherche, lors de chaque interprétation, à soulever un coin du voile, oubliant peut-être, et heureusement, ce que disait Adorno : « La musique est un mode de connaissance qui demeure caché à soi-même et à celui qui la connaît. » En tout cas, le travail du chef d'orchestre consiste, selon lui, à donner une forme à l'œuvre, à l'inscrire dans le temps, de sorte que l'auditeur traverse dans la conscience aiguë et joyeuse ce temps particulier que chaque partition invente. Il ajoute que la technique et les outils -oreille et bras - qu'elle requiert doivent servir à trouver les réponses à l'essentiel – l'expression la plus juste de la musique, le message qu'elle délivre. Quant à l'engagement vis-à-vis des œuvres d'aujourd'hui, il le voit comme un devoir, ce qui n'exclut ni le désir ni le plaisir ni la jouissance, tant la relation qu'il entretient avec le son lui semble de nature organique, épidermique.
Envisage-t-il la musique en mystique ? Je ne suis pas loin de le croire.
Secret Theatre (en forme de questions-réponses)
La forme absolue ? L'opéra.
Des territoires ? La musique allemande, la musique française.
Un panthéon ? Wagner, Boulez, Richard Strauss.
Un sillon ? Travailler dans la verticalité et ainsi poursuivre, avec des formations parfois différentes, des intégrales : Boulez, Mahler et… Roussel.
Un autre « vœu secret » ? Diriger tous les opéras de Wagner.
Des modèles ? Pierre Boulez, un modèle absolu, un exemple de perfectibilité (un magnifique « passeport vers l'audace ») ; Claudio Abbado, l'absolu, qui conjugue l'humanisme et la conscience.
D. DRUHEN
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Bernard Boetto
Collaborateur de Jacques LENOT depuis 1999, Bernard BOETTO est copiste pour l'ensemble de son ouvre et a réalisé la réduction Piano/Chant de son premier opéra : « Roberto Zucco ». Il travaille actuellement sur l'édition complète du nouvel opéra de Jacques LENOT : « J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne ». Compositeur lui-même, il a écrit de nombreuses pièces de musique de chambre ainsi que des ouvres à caractère pédagogique. Arrangeur et orchestrateur, il collabore en tant que directeur artistique à l'enregistrement de pièces pour Piccolo et Ensemble instrumental à l'intention du flûtiste Jean-Louis BEAUMADIER. Enfin, pianiste et accompagnateur, il se produit en concert dans un répertoire pour Alto ou pour Basson.
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Michel BOURCIER
Michel BOURCIER effectue ses études musicales aux conservatoires de Nantes et Angers puis au C.N.S.M. de Paris. Il reçoit notamment l'enseignement de Micheline LAGACHE, Jean-Louis GIL, Christian VILLENEUVE, Claude BALLIF (Premier Prix d’analyse musicale en 1988).
Son activité se partage entre l'enseignement, les concerts et la liturgie. Titulaire du Certificat d'Aptitude d’orgue, Michel BOURCIER enseigne son instrument au Conservatoire National de Région de Nantes ainsi que l'analyse musicale au CEFEDEM Bretagne-Pays de Loire. Il est titulaire du grand-orgue Louis Debierre (instrument de 1891 classé Monument Historique) de l'église Notre-Dame de Bon-Port à Nantes. Il est membre de la commission des orgues non protégées au titre des monuments historiques.
Michel BOURCIER s'est produit à Paris (Saint-Eustache, Notre-Dame, La Madeleine...), au Conservatoire Supérieur de Lyon, aux festivals de Toulouse-les-Orgues, Colla Voce de Poitiers, la Cathédrale d'Auxerre, le Printemps de Orgues d'Angers, la Folle Journée de Nantes, etc. Il est régulièrement sollicité pour se produire avec des solistes et des chœurs. A ce titre, il travaille régulièrement avec l'ensemble Les Eléments de Toulouse, l'Ensemble Vocal Michel Piquemal...
S'intéressant à tous les répertoires, son intérêt pour la musique d'aujourd'hui l'a amené à donner en création plusieurs œuvres : « Aus der Engel ordnungen » et le Second Livre d’orgue de Jacques LENOT, les Laudes et « Debout sur le Soleil » de Jean-Louis FLORENTZ, (œuvres qu’il a enregistrées sur le grand orgue de Saint-Eustache à Paris), « Ex Maria virgine » de Patrick BURGAN, la Deuxième Sonate de Valéry AUBERTIN.
En parallèle avec sa carrière d’organiste, Michel BOURCIER développe une activité de chef d’orchestre. Il a ainsi dirigé les créations de « Nod », de François ROSSÉ et de « Soldanelle » de Jean-Yves BOSSEUR. Il est membre fondateur de l’ensemble utopik, ensemble instrumental basé à Nantes qu’il dirige et dont l’une des premières productions sera Le marteau sans maître de Pierre BOULEZ.
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Winston Choi, pianiste
www.winstonchoi.com
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Vahan Mardirossian, pianiste
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Dominique My,
pianiste et chef d'orchestre
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Alexandre Tharaud, pianiste
www.alexandretharaud.com
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Vincent Warnier, organiste
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Laurent Carle,
organiste et compositeur
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Michel Bourcier, organiste
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Jean-Christophe Revel, organiste
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Marc Chiron, organiste
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Cédric Jullion, flûtiste
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Patrice Bocquillon, flûtiste
ensfa@club-internet.fr
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Nicolas Baldeyrou, clarinettiste
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Daniel Dahl
Ensemble Musiques Présentes
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Ensemble FA
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Daniel Kawka, chef d'orchestre
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Bernard Boetto
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