Dimanche 17 mars, Hôtel de Ville, salle Pierre de Roubaix, 17H, ensemble Sturm und Klang
Événement

17 Grand Place, 59100 Roubaix

Jacques Lenot : Nachtszenen – Création mondiale –
Pièce pour 12 musicien

Thomas van Haeperen, direction musicale


Avec l‘ensemble belge Sturm & Klang que j‘ai connu en 2017, nous avons enregistré mes Propos recueillis (composés à partir de 2011) en février 2017 à Bruxelles – le CD est paru en 2021. Puis, deux de mes Delectatio Morosa, la première pour ensemble, l’autre pour clarinette et quatuor à cordes (pièces encore secrètes ). Le 25 mai 2022, entre la troisième partie de mon Livre des Elégies N°VI – intitulée Des anges & des dieux, pour violoncelle et orchestre et le quintette De la grâce, il m’est apparu nécessaire de revenir à l’effectif initial de cet ensemble de 12 musiciens.
Le titre allemand Nachtszenen (Scènes de nuit ou Scènes nocturnes) rappelle les Waldszenen (Scènes de la forêt) de Schumann, recueil pour piano auquel j’ai emprunté l’emblématique et mystérieux Oiseau Prophète, devenu nom de l’édition qui publie ma musique. J’ai conçu un cahier de 21 pièces regroupées en trois parties de 7 pièces chacune pour une durée globale d’une heure environ et l’ai achevé le 24 janvier 2023.
Les 14 premières pièces sont l’adaptation, la transcription et l’orchestration de certains de mes Nocturnes pour piano, composés pour Françoise Thinat et ses élèves de l’Ecole Normale de Musique de Paris fin 2017. Les 7 dernières explorent des écritures rythmiques complexes déjà entrevues mais pas encore développées. C’est en composant, en fait, sur l’idée de scènes – ou de théâtre ou d’opéra – imaginaires, que certains personnages récurrents (que l’on pourrait nommer Dramatis Personae ou Personnages du Drame) surgissent.
Nous connaissons les Romances sans paroles de Mendelssohn et les personnages, doubles de Schumann, Eusébius et Florestan.
Mes Scènes nocturnes, entre rêves et peut-être cauchemars, peuvent se penser comme des réapparitions
soudaines et vite disparues de certains personnages. Rappelons que Jean-Sébastien Bach a utilisé la nomenclature anglo-saxonne des notes de la gamme : B pour si bémol, A pour la, C pour do et H pour si bécarre. Schumann puis Berg dans sa Suite Lyrique ont ainsi crypté leurs dédicataires inconnus de nous.
Les 12 demi-tons de la gamme (rappelons que je suis un musicien d’origine « sérielle ») sont, chez moi, les 12 personnages – certains disparus – d’autres encore vivants qui peuplent mon espace mémoriel et musical.

Publié le 23 janvier 2024